La guerre des idées en économie

Le consensus n’est pas toujours la solution. En matière d’économie, la bataille des idées ne conduit ni à la cause que l’on recherche, ni à la solution.

Si l’on ne veut pas le son du canon, il faut des solutions

Il faut changer les livres d’économie. Utiliser des notions qui datent de plusieurs dizaines d’années ne peut convenir ni conduire à la mondialisation et à la compétitivité imposée par cette mondialisation.

Les recueils d’économie sont trop statiques. Une déflation économique est la notion indispensable à l’économie moderne.

Vendre moins cher pour gagner plus, c’est la devise de cette économie. Pas d’avenir, pas de progression de taux de croissance tant que cette devise ne sera pas appliquée. Vendre plus, moins cher, paraît paradoxal et pourtant, vendre 15 à 20% moins cher à l’exportation, c’est vendre trois fois plus.

Les coefficients actuels, entre le prix de production réel et le prix de vente, varient de 3 à 10 selon les produits. Réduire les prix, c’est possible par le transfert des cotisations sur le travail vers la consommation. Il y a donc de la place pour réduire de 15 à 20% le prix de tous les produits.

Accroître la production, c’est aussi accroître les profits de l’entreprise mais c’est aussi remplir les caisses de l’Etat par le système fiscal actuel de la TVA et de la CSG. En augmentant les profits de l’entreprise, on augmente aussi la participation des salariés aux bénéfices de l’entreprise. Cette participation, que je propose à 33 %, sera aussi importante pour l’Etat qui en profitera par l’impôt sur le revenu.

Révolutionnaire ? Certainement pas. Réaliste, oui. Visionnaire, oui. Prendre des parts de marché, oui ! C’est le concept de la grande distribution mais c’est aussi l’intérêt des salariés.

Bien sûr, il nous faut trouver et former de grands vendeurs pour nos exportations. Cette idée-là aussi s’est endormie ; il faut la réveiller.

Produire plus, c’est réduire les frais fixes des entreprises

On accepte de regarder le monde qui change, les technologies qui changent, mais tout le monde se méfie de modifier l’économie qui n’a pas toujours les pieds sur terre. Il faut oser, il faut prendre des risques. Et l’Etat doit être le moteur, il doit montrer l’exemple. Et ce n’est pas en conservant des monopoles et des privilèges qu’on y parviendra.

La crise financière pourra-t-elle être limitée si nous appliquons les lois du bon sens. Est-ce trop demander ?

Michel Leclerc

On propose de privatiser toutes les centrales hydrauliques, mais ce qu’on oublie de dire, c’est que la production devra être vendue à l’EDF, ce monopole qui dérègle tout. Si on privatise, il faut privatiser la production et surtout la vente.

Messieurs les politiques, vous ne parviendrez à rien ; on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Mais acceptez aussi, de grâce, de supprimer vos privilèges : le peuple ne peut pas comprendre qu’un politique soit un privilégié pas plus d’ailleurs que les grands patrons de l’Administration.

Des idées, c’est bien, les faire appliquer, c’est autre chose et beaucoup plus difficile à réaliser.

2 réflexions au sujet de “La guerre des idées en économie”

  1. C’est l’équivalent des “promotions” de magasin où on ne distingue pas si cela est une cause ou une conséquence, de surproduction et/ou de stock ou une action publicitaire! Mais c’est toujours un mauvais calcul que l’on essaye d’ajuster!

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