E. Macron, contre la misère, serez-vous Victor Hugo ?

Voici un vrai challenge pour la présidence de la République : augmenter le pouvoir d’achat et réduire la misère. Augmenter le pouvoir d’achat de 22% c’est possible dès aujourd’hui. C’est possible par une simple opération de transfert de toutes les cotisations sociales portant actuellement sur les salaires vers le budget de l’État. Nous l’avons déjà démontré. Ce transfert est totalement financé à la fois par l’investissement de la TVA et de la CSG, par les économies de fonctionnement sur le budget de l’Etat, par l’accroissement des ressources de l’État grâce à la hausse des revenus, par l’augmentation des ventes réalisées par les entreprises, par la suppression du chômage, par la suppression du monopole de l’URSSAF – rendu inutile – et par l’accroissement des revenus de chacun des salariés, y compris celui des entreprises. C’est Michel Leclerc qui vous le dit !

Le plan de relance contre la misère

Ce challenge vous est offert, Monsieur le Président, par une révolution économique qui est de votre responsabilité, dans l’intérêt général de la France et, par ricochet, dans l’intérêt de l’Europe toute entière.

“La France, puissance économique, ne peut reprendre sa parole, ne peut reprendre ses finances, comme exemple au monde entier, qu’à cette condition” précise Michel Leclerc.

La France, pays des Lumières, sera toujours à vos côtés, y compris les syndicats, pour réaliser un tel projet social et économique obtenu par le réinvestissement de l’impôt. Un projet totalement réaliste que le Général de Gaulle a déjà entrepris par le passé mais que ses successeurs ont malheureusement stoppé.

Il faut supprimer le chômage et la pauvreté par la modification de l’impôt, par la suppression de l’inutile qui est trop généralisé dans notre pays, par l’accroissement du pouvoir d’achat. C’est le plan TRES dont nous parlons, Monsieur le Président. Un plan d’une très grande importance et d’une simplicité pourtant déconcertante.

Victor Hugo, Discours à l’Assemblée, 30 juin 1850

Allez, Monsieur le Président, il vous faudra du cran et de la volonté, mais relisez d’ici-là le discours de Victoire Hugo : “plaidoyer à l’assemblée Nationale” du 30 juin 1850 ; la misère est toujours là et en plus grand nombre, par notre faute, par l’abus des profits, des politiques avides d’argent et de nos industries, par l’oubli quasi général de la participation du travail des salariés au bénéfice des entreprises promue par le Général de Gaulle.

“Figurez-vous”

Le salaire est le coût du travail. La participation est le fruit d’un travail bien fait avec génie et je dirais presque avec amour.

“Figurez-vous ces caves dont rien de ce que je vous ai dit ne peut donner l’idée ; figurez-vous ces cours qu’ils appellent des courettes, resserrées entre de hautes masures, sombres, humides, glaciales, méphitiques,pleines de miasmes stagnants, encombrées d’immondices, les fosses d’aisance à côté des puits !

Hé mon Dieu ! Ce n’est pas le moment de chercher des délicatesses de langage !

Figurez-vous ces maisons, ces masures habitées du haut en bas, jusque sous terre,

les eaux croupissantes filtrant à travers les pavés dans ces tanières où il y a des créatures humaines. Quelquefois jusqu’à dix familles dans une masure, jusqu’à dix personnes dans une chambre, jusqu’à cinq ou six dans un lit, les âges et les sexes mêlés, les greniers aussi hideux que les caves, des galetas où il entre assez de froid pour grelotter et pas assez d’air pour respirer !

Je demandais à une femme de la rue du Bois-Saint-Sauveur : pourquoi n’ouvrez-vous pas les fenêtres ? – elle m’a répondu : – parce que les châssis sont pourris et qu’ils nous resteraient dans les mains. J’ai insisté : – vous ne les ouvrez-donc jamais ? -Jamais, monsieur !

Figurez-vous la population maladive et étiolée, des spectres au seuil des portes, la virilité retardée, la décrépitude précoce, des adolescents qu’on prend pour des enfants, de jeunes mères qu’on prend pour de vieilles femmes, les scrofules, le rachis, l’ophtalmie, l’idiotisme, une indigence inouïe, des haillons partout, on m’a montré comme une curiosité une femme qui avait des boucles d’oreilles d’argent !

Et au milieu de tout cela le travail sans relâche, le travail acharné, pas assez d’heures de sommeil, le travail de l’homme, le travail de la femme, le travail de l’âge mûr, le travail de la vieillesse, le travail de l’enfance, le travail de l’infirme, et souvent pas de pain, et souvent pas de feu, et cette femme aveugle, entre ses deux enfants dont l’un est mort et l’autre va mourir, et ce filetier phtisique agonisant, et cette mère épileptique qui a trois enfants et qui gagne trois sous par jour ! Figurez-vous tout cela et si vous vous récriez, et si vous doutez, et si vous niez…

Ah ! Vous niez ! Eh bien, dérangez-vous quelques heures, venez avec nous, incrédules, et nous vous ferons voir de vos yeux, toucher de vos mains, les plaies, les plaies saignantes de ce Christ qu’on appelle le peuple !”

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