Lettre à nos soldats, ouvriers, officiers et cadres

Par ce texte, je ne voudrais en aucun cas réduire les honneurs rendus aux uns et aux autres.

Chaque année, une centaine de soldats sont tués au champ d’honneur ou dans les garnisons, ou dans les bases aériennes.

Ils défendent notre liberté.

Plus de 1 000 salariés et chefs d’entreprise meurent chaque année, soit par accident du travail, soit par maladie professionnelle, soit par suicide.

Le soldat et l’ouvrier sont tous deux des salariés à quelque niveau que ce soit.

Au soldat tout est fait pour éviter les risques qu’il encoure, à l’ouvrier on demande une productivité qui va au-delà de ses moyens.

Fait-on tout ce qui est nécessaire pour tous les risques encourus par l’ouvrier ou par le soldat pour le protéger ? J’en suis moins sûr car l’argent ou la spéculation exigent toujours davantage.

Le soldat tué recevra tous les honneurs de la Nation. L’ouvrier ou le chef d’entreprise sera inhumé dans le plus grand incognito.

Le soldat recevra la Légion d’Honneur et ses enfants seront pupilles de la Nation.

L’ouvrier restera l’inconnu et sa famille sera souvent dans la misère.

Tous deux défendent une liberté ; le sang de ces deux hommes ou femmes est pourtant le même. Mais au fait, le travail de l’un et de l’autre ne sont guère différents et je pense même que rogner sur le budget des armées, c’est mettre encore plus en danger nos soldats et nos populations.

Je pense aussi que l’argent et la spéculation tuent nos salariés sans honneur reconnu de la Nation.

Ne pourrait-on pas apporter une certaine justice dans le sort de nos enfants ? Pour l’un, l’ennemi est l’ennemi de la France, pour l’autre l’ennemi c’est trop souvent l’argent et la spéculation.

Pour assurer la protection de l’un et la surcharge de l’autre, il faut, d’une part, attribuer 5 % du PIB au service des armées, et d’autre part, pour mettre fin à l’excès de productivité sur l’homme par l’abus des charges, transférer ses charges salariales et patronales sur le budget de l’Etat.

Pardonnez-moi de vous avoir dit ce que j’avais sur le cœur.

Signez la pétition pour faire bouger le gouvernement et appliquer le plan TRES.

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